bandeau1

L’HISTOIRE DE SAUSSAN

Remonter dans le temps

Lorsqu’on arrive depuis Pignan, Saussan, bien que perché sur une colline, semble se cacher derrière les chênes et les pins environnants. Mais, loin d’être isolée, la commune est au contraire ouverte à tous ceux souhaitant découvrir son histoire et profiter de sa proximité avec la nature.

Au nord, Saussan est cernée par les eaux. Celles de la Brue et du Vertoublane, deux affluents de la Mosson, traversant l’est du village. Selon la légende, le coucaïrous, un animal entre le dragon et le crocodile, hanterait les eaux de la Brue. Il est même devenu l’animal totémique du village et fait régulièrement son apparition… En mars, il est très attendu par les jeunes Saussannais pour le Carnaval.

?Quelques pas dans le centre ancien suffisent pour remonter le temps et discerner plusieurs vestiges laissés par l’histoire.
La présence romaine d’abord, avec un puits dans la rue de la Font Romana, mais aussi, la voie Domitienne, qui traverse le sud du village et relie l’Italie à la péninsule ibérique.

Le Moyen Âge, quant à lui, a légué la tour du Castellas et l’église Saint Jean-Baptiste. Un édifice du XIIe siècle très prisé aujourd’hui par les musiciens classiques et les chorales pour son excellente acoustique. Chaque année, l’église accueille un concert programmé dans le cadre du Festival Radio France.

Le XIXe siècle a laissé son héritage, avec des maisons vigneronnes parsemant les rues étroites du centre du village, reconnaissables par leur porche imposant et leurs vieilles pierres.

Reconnaissables par leurs grands portails et leurs façades imposantes, ces maisons témoignent de l’âge d’or de la viticulture dans le Languedoc. Pendant plusieurs siècles, Saussan était également située sur la Route du sel reliant les salins de Villeneuve-lès-Maguelone au Massif central. Selon certains historiens, c’est de cette tradition que la commune tire son nom actuel. 

Derrière l’église Saint Jean-Baptiste, se trouve le bois de Garenne. Un espace, aménagé par la municipalité, à l’atmosphère bucolique, le long du cours de la Brue. On y accède par un escalier sinueux, en pierre de taille, permettant de profiter d’un panorama dégagé et d’apercevoir, à l’horizon, les premiers sommets cévenols.

À son extrême sud, la commune possède une zone classée Natura 2000 où quelques initiés s’aventurent pour découvrir la faune volante locale. Des espèces protégées comme l’alouette Lulu, dont la présence est avérée, et d’autres animaux, se faisant plus discrets, tels que le busard cendré, le circaète ou le rollier. Entourés par la garrigue, les vignes et les champs, Saussan et ses environs méritent votre visite pour une promenade au grand air.

LA CHAPELLE DES PENITENTS

7 rue des Pénitents
34 570 SAUSSAN

Sans être classé, cet édifice a marqué l’histoire de Saussan et représente un élément fort de notre patrimoine. De fait, nous avons souhaité le restaurer.

L’histoire de la chapelle des Pénitents Blancs

Les Fraternités dites «de Pénitence » existent depuisle début du XIIIe siècle : Pénitents Blancs, Noirs, Gris…

Les « Pénitents Blancs » étaient une association d’hommes laïcs qui se vouaient en commun à laprière et à l’entraide.

Etablie vers 1602 à Saussan, la compagnie s’est dotée de cette chapelle située près du cimetière. Interrompue durant la Révolution, la confrérie a repris ses activités vers 1818, puis a périclité, à nouveau, vers 1883.

La chapelle a été restaurée en 1927 et son usage religieux s’est étendu à l’issue de la 2ème guerre mondiale. Désaffectée, elle est devenue progressivement un lieu de réunions publiques des Saussannais jusqu’aux années 1970.

En 2023, le maire de Saussan, Joël Véra, et son conseil municipal concrétisent sa restauration. Ils redonnent alors vie à la Chapelle sous forme de salle culturelle.